LE BUSINESS DE LA RENTRÉE

Le Marché
Lundi 4 septembre, près de 13 millions d’élèves et près de 900 000 enseignants prenaient ou reprenaient le chemin de l’école. Pour les professionnels des fournitures scolaires, de l’habillement et des équipements technologiques, au même titre que Noël et les soldes, la rentrée est une forte période de ventes à ne pas rater. Elle représente en effet 50% du chiffre d’affaires des professionnels de fournitures scolaires, soit près d’1 milliard d’euros.

Les Consommateurs
La plupart des requêtes Google liées aux fournitures scolaires se font sur les mois de juin, juillet et août. En effet, les ménages français se préparent tôt pour la rentrée, 52% d’entre eux commencent leurs courses dès le mois de juillet.
Sur le podium des produits achetés, on retrouve tout d’abord le cartable (39%) ensuite les cahiers (16%) enfin, les stylos (15%) pour un budget moyen de 191,73 € pour un élève de 6e. 

Le E-commerce

40% des parents font leurs achats de fournitures scolaires en ligne dont le mobile représente 13% du total des ventes. Mais l’activité qui semble bouleverser les habitudes est le recours au commerce entre particuliers sur le web : cette pratique a déjà séduit 9 cyberacheteurs sur 10 en 2016. Les deux catégories de produits les plus achetés par le biais du commerce collaboratif sont les vêtements (28%) et les livres (25%). L’impact sur le shopping de la rentrée n’est donc pas négligeable.

Les  Industrielles:
En France, 2/3 du chiffre d’affaires du secteur de la papeterie est réalisé par une dizaine d’entreprises comptant parmi les leaders en Europe.
Contrairement à 2016 où la météo avait été défavorable aux achats de rentrée dès le début de l’été, en 2017, 39 millions d’actes d’achats scolaires avaient déjà été réalisés en juillet, soit un total de 101 millions d’Euros.

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3 questions à… Pierre-André, Directeur MOA chez Aliznet

 

Acteur retail majeur de la rentrée, la Fnac est un des pionniers sur les sujets liés à l’omnicanalité. Dans ce cadre nous avons posé quelques questions à Pierre-André Schmidt, directeur MOA chez Aliznet actuellement en mission à la Fnac comme Responsable de Projet Transerve.

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1. Tu es actuellement en mission au sein de la Fnac, quel est ton rôle?

Mon rôle consiste à coordonner des projets transverses du début à la fin, en assurant une cohérence fonctionnelle des solutions et en suivant le planning et les budgets. J’interviens sur toutes les étapes : cadrage pour définir la solution, rédaction de la conception générale, suivi des conceptions détaillées / développements sur les différents outils concernés, de la recette, des formations, de la mise en production et du déploiement. Ces travaux se font avec les différentes équipes concernées, bien sûr IT mais aussi métier. Par exemple, sur l’un des projets actuels, je travaille beaucoup avec la finance (à l’origine du projet) et les équipes magasin sur qui le projet aura beaucoup d’impact, puisqu’il implique la mise en place de nouveaux process et d’un nouvel outil.

2. Parle-nous un peu plus de cette mission ?

Il s’agit d’un projet omnicanal portant sur le traitement des remboursements en magasin quel que soit le canal de vente (Fnac.com ou magasin). Ce projet a été initié par la finance notamment parce que le contrôle interne avait détecté qu’il y avait des fraudes liées aux remboursements et des erreurs d’application des process (entraînant des remboursements en double ou des clients non remboursés).

Dans le cadre du projet, on a déployé en magasin un outil qui était déjà utilisé par les équipes du call center pour traiter les commandes fnac.com. Les magasins y créent désormais leurs remboursements, ce qui permet d’avoir un outil de suivi unique et commun aux magasins et au call center pour tous les cas, nombreux, de flux croisés entre fnac.com et magasins. Par exemple, dans le cas de commandes client prises en magasin, dont les produits sont expédiés depuis l’entrepôt par des flux fnac.com, on peut maintenant suivre tous les mouvements de remboursement, qu’ils soient traités par des opérateurs du call center ou par le magasin. Autre exemple : pour une commande click and collect, passée sur le site, mais dont les produits sont pris sur le stock magasin et que seuls les magasins peuvent rembourser, les équipes call center ont la possibilité de vérifier si un remboursement a eu lieu ou non.

Un autre pan du projet c’était aussi de faire le lien entre cet outil et celui qui gère la fidélité pour que là aussi les remboursements puissent être traités correctement en venant décrémenter les avantages liés à la carte de fidélité.

3. Quels sont les éléments de mesure du succès de cette mission ?

Le projet n’est pas tout à fait terminé car on a nos derniers lots qui arrivent... mais dans l’ensemble la mission se passe très bien. On a de bons retours des équipes magasins. Même si ça leur prend un petit peu plus de temps qu’avant dans certains cas, ils voient bien l’apport en terme de traçabilité. Mais notre client principal c’était la finance et pour eux le gain est flagrant. Il y avait des cas de fraudes avérés. Avec ce qui a été mis en place, elles ne peuvent plus se reproduire, c’est certain. Mais au-delà des fraudes, on a simplifié et optimisé les process. Il y avait des cas où la Fnac perdait de l’argent et d’autres où le remboursement était complètement impossible à traiter. Quand le projet sera terminé, 98% des remboursements pourront être traités dans l’outil, il ne restera que quelques cas très particuliers hors outil. Mais il n’y a pas que les chiffres, je pense que ce qui fait le succès d’une mission comme celle- là c’est qu’on arrive à fédérer autour du projet un certain nombre d’équipes qui n’ont pas l’habitude de travailler ensemble et d’arriver au résultat. Faire un projet qui implique 5 équipes IT et 2 métiers différents soit plusieurs dizaines de personnes et arriver à ce que tout le monde travaille ensemble et dans la même direction, sans qu’il ait de loupé... c’est là le vrai challenge, ce n’est pas toujours simple mais c’est quelque chose que l’on sait bien faire chez Aliznet.