PORTRAIT ALIZNET : Le métier de de Supply Chain Analyst

portrait Aliznet supply chain

1) En quoi consiste ton métier ?

La richesse de mon métier vient de sa transversalité et des interactions avec les autres fonctions de l’entreprise avec un pilotage aussi bien stratégique qu’opérationnel. Mon rôle est de synchroniser et coordonner les différents flux et services de l’entreprise. Il faut aller chercher les informations, les consolider et parfois arbitrer sur des priorités ou des objectifs contradictoires.

Je suis régulièrement en contact avec le marketing, le merchandising, la production, le service clients, la finance, le commerce, l’entrepôt, les équipes transport, et les équipes IT, avec lesquels nous nous efforçons de trouver des indicateurs communs afin de partager les mêmes enjeux.

Ce métier est avant tout un travail d’équipe qui demande une grande part d’analyse pour faire évoluer les processus de la Supply Chain, les améliorer et trouver continuellement des leviers d’optimisation en prenant en compte l’écosystème global.

Si on part des cycles de vie des produits, cela commence dès le référencement des articles, jusqu’à la gestion des invendus. L’objectif est d’optimiser et sécuriser les flux tout au long de la chaine d’approvisionnement en vue de la satisfaction des clients.

Pour faire de la Supply chain, je crois qu’il faut tout simplement être passionné par le service clients, avoir l’envie de répondre à leurs attentes et aimer travailler en mode projet.

 

2) Que penses-tu de l’apport du digital (Internet, tablette..) dans le domaine du Luxe pour l’expérience client?

Les entreprises du luxe ont été très réticentes vis-à-vis du digital. A part quelques précurseurs dans les années 2000 ou d’autres qui ont ancré le numérique au cœur de leur stratégie, la majorité des maisons sont arrivées très tardivement.

Le digital est devenu un passage obligatoire pour l’industrie du Luxe et la transition doit être faite dans une stratégie d’omnicanale pour assurer une cohérence entre l’expérience online et offline des clients et séduire toutes les générations.

Les marques doivent être présentes sur différents les différents canaux digitaux, site e-commerce, réseaux sociaux, applications et assurer la continuité en boutiques car les clients surfent et consomment de plus en plus sur la toile.

Le digital est là pour enrichir l’expérience client, augmenter le taux de conversion et continuer le rêve. Il permet une vision à 360° aussi bien pour les clients que pour la marque.

Toutefois les déploiements doivent être fait en cohérence avec chaque marché par exemple en Chine, aujourd’hui, + de 80% des consommateurs chinois font leurs achats sur mobile.

 

3) En quoi consiste ta mission actuelle ? 

Les maisons de mode sont rythmées par les cycles de leurs collections présentées aux clients quatre fois par an. Ces défilés initialisent leurs engagements et les flux sur un horizon de 3 à 9 mois.

Ma dernière mission avait pour objectif d’assurer le lancement mondial pour la première collection de la nouvelle créatrice d’une maison de Luxe dans un contexte en pleine réorganisation au niveau logistique et un renouvellement de leurs outils informatiques avec notamment le récent déploiement de SAP.

Nous n’avions aucune marge possible en termes de qualité, délais. Notre seul levier possible sur ce projet était les coûts.

A partir du périmètre prédéfini, pour le lancement de cette première collection, mon rôle a été de construire un rétroplanning par fournisseur jusqu’au client final en synchronisant les différentes étapes et les acteurs tout au long de la chaine afin d’assurer la mise à disposition des produits, dans les boutiques sélectionnées et dans les délais impartis.

Avec la collaboration de tous les acteurs, nous avons évaluer les ressources et les moyens nécessaires, nous avons anticipé les risques sur les différents points de contact, imaginé des scénarios, trouvé et analysé les leviers qui pouvaient être mis en place. La collection a pu être lancée avec une semaine d’avance sur le marché asiatique et ainsi répondre à la demande du nouvel chinois, et les implantations sur les autres marchés ont été déployées dans les temps ou avec une semaine d’avance sur les dernières échéances.